Communiqué de Julie Dufour, candidate à la mairie de Saguenay

Demande officielle de mise en oeuvre du réservoir Pikauba

SAGUENAY, le 27 juillet 2021 – Alors que l’on commémore les 25 ans du Déluge et qu’un immense projet de développement économique vient d’être rejeté, la conjoncture est aujourd’hui favorable pour remettre de l’avant un projet ambitieux et nécessaire mais malheureusement tombé dans l’oubli.

Peu de gens s’en rappellent mais la commission Nicolet, créée dans la foulée du Déluge, avait comme principale conclusion dans son rapport déposé en janvier 1997 qu’il fallait créer en amont de la rivière Pikauba un nouveau bassin réservoir artificiel. Comble d’ironie, le projet a même passé favorablement les instances du BAPE en 2003. Celui-ci conclut en substance qu’il y avait seulement deux avenues possibles pour la sécurité du public, à savoir la construction d’un bassin réservoir en amont ou l’expropriation des résidents des bandes riveraines…

La sécurité des citoyens

Les questions relatives à l’eau sont en général très complexes mais il faut savoir que le projet de barrage sur la rivière Pikauba avait comme objectifs premiers de mettre le réservoir Kénogami à l’abri d’une autre crue millénaire comme celle de 1996 et de stabiliser les eaux du Lac-Kénogami, de la rivière aux Sables et de la rivière Chicoutimi afin d’éviter que des quantités d’eau trop importante ne causent des dommages aux propriétés riveraines.

Le problème aurait aussi été aggravé par le fait que la reconstruction des infrastructures après les événements de 1996 a continué d’empiéter sur le delta naturel des rivières, contrairement à ce qui avait été recommandé par la Commission Nicolet. Comme le précise Julie Dufour ”On parle d’environ 1 000 résidences, à Lac-Kénogami, mais aussi dans le Portage-des-Roches-Sud et le Portage-des-Roches-Nord à Laterrière. Il ne s’agit pas d’un usage récréatif ou de plaisance comme certains l’ont souligné. Mais bien du milieu de vie d’un grand nombre de familles et de citoyens.”

Deux décennies et demie plus tard, où en sommes-nous? Les citoyens ne sont pas plus en sécurité et les kénogamois-es ou les laterrois-es vivent toujours l’irritant et les dommages des berges qui sont instables. Chose certaine, suite à des changements de gouvernement et à une paralysie devant ce choix difficile, certains ont préféré laisser le projet sombrer dans l’oubli plutôt que passer à l’action.

La relance économique

Il faut aussi savoir qu’en plus d’assurer la sécurité des riverains et des infrastructures, qu’elles soient municipales ou provinciales, la création d’un bassin pourrait aussi permettre le turbinage et devenir un important levier de développement économique. Comme le souligne avec fougue la candidate “Combien de fois dans l’histoire a-t-on pu à la fois assurer la sécurité d’une région tout en se dotant d’un incroyable levier de développement économique. L’hydroélectricité est l’une des principales expertises du Québec et le chantier pour concrétiser le projet, qui devait s’échelonner sur plus de 5 ans, pourrait créer un grand nombre d’emplois de qualité et des retombées économiques majeures.”

Alors que le projet d’origine d’aménagement du réservoir et des ouvrages de rétention étaient estimé à 175 millions il y a 20 ans, un budget qui représenterait probablement le double de ce montant aujourd’hui.

L’avenir de la région

De plus, des possibilités de nouveaux revenus considérables sont envisagées pour la ville et la région. Un projet déposé à la MRC du Fjord-du-Saguenay en 2005 avait d’ailleurs établi un potentiel de turbinage de près de 50 MWh. Pour donner un ordre de grandeur, les 3 MWh actuels d’Hydro-Jonquière totalisent environ 3 millions de revenus, on peut donc inférer des revenus de l’ordre de plusieurs dizaines de millions. “Comme la ville est elle-même opératrice de barrage et distributrice d’électricité avec Hydro-Jonquière, nous demandons à ce que le projet soit remis sur la table et évalué et que la Ville de Saguenay, la MRC du Fjord ainsi que les premières nations présentes sur le territoire puissent percevoir les redevances de ladite centrale.”

En terminant, la candidate à la mairie interpelle le ministre de l’environnement, monsieur Benoit Charette “Monsieur Charette, vous vous êtes engagés pas plus tard que la semaine dernière à être à l’écoute des prochaines demandes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Je vous demande donc officiellement de remettre dans les priorités gouvernementales ce projet qui offre une meilleure sécurité aux citoyens, protège les infrastructures, représente un levier de relance économique nécessaire et nous permettra à long terme d’être prospères et de rester maîtres chez nous. Le projet a été abandonné par deux gouvernements successifs. Serez-vous celui qui va passer à l’histoire Monsieur Charette? Nos attentes sont élevées envers le gouvernement des régions.”

 


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