Communiqué de la Fédération interprofessionnelle de la santé – FIQ / FIQ – SLSJ

Les professionnelles en soins demandent à la Ministre Laforest d’intervenir immédiatement

Chicoutimi, le 29 juillet 2021 – La direction du CIUSSS du Saguenay–Lac-St-Jean n’a toujours pas changé de ton à l’égard des professionnelles en soins, alors que ces dernières ont porté sur leur dos tout le poids du maintien des services pendant la pandémie. Exaspérée par l’absence de résultats, la présidente de la FIQ-SPSSLSJ, Julie Bouchard, interpelle la ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-St-Jean, Andrée Laforest, afin qu’elle exige de la direction du CIUSSS du Saguenay–Lac-St-Jean qu’elle s’engage dès maintenant dans la voie de la collaboration.

Il est plus que temps que la direction change le cap et revoit sa gouvernance autoritaire pour dorénavant faire place à la collaboration et à l’écoute envers le personnel. Les défis sont grands avec la grave pénurie de main-d’oeuvre qui sévit dans le réseau, les démissions qui s’accumulent et les listes d’attentes qui explosent, tant en centre hospitalier, qu’en CHSLD, qu’en centre jeunesse ou qu’au soutien à domicile.

Actuellement, l’ouverture de la direction au niveau régional est au point mort quant aux solutions et aux demandes que mettent de l’avant les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes, notamment en ce qui a trait à mettre fin à la culture de mobilité.

« Ce n’est pas un hasard si nous ressortons notre slogan « J’t’aboutte » et nos moyens de visibilité de janvier 2020, c’est même plus actuel que jamais. Sous le prétexte de la pandémie, l’Employeur a jeté aux oubliettes l’ensemble des promesses qu’il a fait à nos membres à une époque pourtant pas si lointaine. C’est de bonne foi que les représentantes du personnel ont participé aux tables paritaires sur la dotation des postes, l’organisation du travail et de règlement des litiges, mais cela n’a abouti à rien. C’est de la volonté politique dont on a besoin pour une relance réussie en santé et services sociaux, de La Baie à Dolbeau en passant par Chicoutimi, Alma et Roberval, pas des promesses en l’air! », indique la présidente de la FIQ-SPSSLSJ, Julie Bouchard.

Parmi les demandes, le Syndicat revendique la rotation sur deux quarts de travail plutôt que trois, les transferts sur les postes dûment obtenus, des incitatifs au temps supplémentaire volontaire plutôt que d’imposer du temps supplémentaire obligatoire, plus d’ouverture au règlement des litiges qui s’accumulent et un leadership pour l’implantation rapide des nouvelles mesures négociées.

Dans ce contexte, les membres du Syndicat durcissent le ton et promettent d’exercer des moyens de pression si rien n’est fait par la direction de l’établissement. « La confiance est mince avec la direction. Ça fait trop longtemps qu’on attend les résultats. Avec plus de 5000 griefs actifs dans la région, nos membres ont raison de douter de la capacité et de la volonté du CIUSSS à déployer les efforts nécessaires pour réparer le réseau et changer la culture de gestion. On est encore à débattre de l’application des deux conventions collectives précédentes, alors qu’on s’apprête à voter pour une nouvelle entente de principe! », poursuit madame Bouchard.

De passage dans la région, la vice-présidente nationale de la FIQ, madame Nathalie Levesque constate que la pénurie de main-d’oeuvre a le dos large pour justifier les conditions que subissent ses membres, mais qu’on tarde énormément à se mettre en mode solution. « Les bancs d’école sont vides, que ce soit dans les centres de formation professionnels d’Alma et de Saguenay au DEP infirmière auxiliaire, ou dans les cégeps régionaux en Inhalothérapie et soins infirmiers. Le Gouvernement devrait saisir l’occasion que constitue la relance des activités pour investir et financer la formation des professionnelles en soins. Dans la situation qu’on connait, l’attraction des soignantes dans les établissements de santé ça passe d’abord par l’attraction dans des programmes scolaires de qualité et accessibles pour toutes », conclut Nathalie Lévesque, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ.

À propos de la FIQ-SPSSLSJ

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ représente 76 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, soit la grande majorité des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques oeuvrant dans les établissements de santé et de services sociaux québécois. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la FIQ compte plus de 3 300 membres.

 


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