Communiqué de la Coalition Fjord

La publication d’un sondage sur GNL-Québec montre que seulement 20% de la communauté régionale est très favorable

Saguenay, mardi le 15 octobre 2019 – La publication d’un sondage SOM-COGECO montre un portrait sans surprise de l’opinion qu’a la population régionale du projet gazier de GNL-Québec. Ce projet de liquéfaction de gaz naturel sale est porté par des promoteurs américains qui injectent des dizaines de milliers de dollars, depuis 2014, en marketing public et lobbyisme auprès des élus pour tenter de s’assurer que leur point de vue soit reçu de tous. Malgré cela, seulement 20% de la population locale est très en faveur de ce projet d’une autre époque.

Un tel résultat met en évidence l’importance de l’information objective et indépendante dans le débat actuel. Des spécialistes de divers domaines de passage dans la région récemment ont offert bénévolement un éclairage nouveau sur les enjeux du projet. Ils ont clairement établi que la prétention de remplacer du charbon par ce gaz est fausse. Du même souffle, ils ont rétabli que le gaz n’est pas une sois-disant “énergie de transition”, c’est-à-dire qu’il n’est pas une source d’énergie qui permettra la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Il a par ailleurs été démontré sans équivoque que l’utilisation de l’hydroélectricité québécoise par ce projet représenterait une source de profit très importante pour l’entreprise américaine, alors que des coûts significatifs associés à cette subvention déguisée seraient assumés par l’ensemble des clients d’Hydro-Québec, nous tous et toutes.

Aujourd’hui même, 40 économistes ajoutent leurs voix à plus de 160 scientifiques qui se sont opposés au projet GNL en juin dernier en affirmant que la crise climatique est réelle et est une grave menace à l’économie, ici comme ailleurs. Ils questionnent les prétentions du promoteur de remplacer le charbon dans une économie de marché, mettent en doute les retombées économiques réelles du projet et s’interrogent sur la viabilité à moyen-terme du volatile marché du gaz. « Les économistes mettent aussi en garde le milieu économique régional face à la menace de concurrence féroce à la main-d’oeuvre dans le contexte de pénurie actuel et prévu. La région pourrait subir des impacts négatifs sur son économie ! » explique Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole de la Coalition Fjord. En effet, ce projet pourrait mettre en péril des projets de développement dans les industries de l’aluminium et de la forêt, les fondations de notre économie, tout ça pour un piège de diversification économique qui ne durerait que 25 ans.

Seulement 8% des gens de la région se disent être très bien informés et au moins 50% sont préoccupés en terme d’impacts environnementaux. Le sondage publié aujourd’hui n’est ainsi qu’un premier aperçu de l’évolution de l’opinion publique qui continuera à se cristalliser contre ce projet avec l’arrivée de nouveaux arguments dans les prochaines semaines et prochains mois. Toute la population est invitée à se renseigner légitimement à l’aide de source indépendantes et diversifiée.Tout comme l’a fait l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (anciennement l’ACÉE) qui a demandé d’importants compléments d’information au promoteur. Une forte mobilisation est en cours partout dans la région et au Québec pour sensibiliser la population à l’incohérence et aux dangers du projet de l’entreprise américaine GNL-Québec.

Un commentaire

  • Il faut écouter les scientifiques, les économistes. L’urgence climatique exige une action immédiate. Le gaz naturel n’est plus une énergie de transition et GNL-Gazoduc n’est pas un projet porteur pour la région. Qui veut accélérer la destruction des écosystèmes, la biodiversité et la beauté du fjord ? Pas moi.

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