Initiative électorale de RueMorin.com | Élection partielle dans Chicoutimi (2026)
Bonjour. Je m’appelle Jeanne Palardy et je suis candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Chicoutimi. Je suis originaire de la Côte-Nord. Je connais bien la réalité des régions et de ses populations. Depuis 10 ans, je vis à Chicoutimi où je travaille comme coordonnatrice dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence. C’est en partie le contact avec cette réalité vécue par les femmes qui m’a conduit à poser ma candidature.
J’ai grandi dans une famille qui m’a sensibilisée à la réalité vécue par les gens ordinaires qui en arrachent pour vivre, pendant que d’autres se la coulent douce avec des profits souvent accumulés abusivement.
Le coût de la vie est à un niveau indécent.
Il faut se le dire, ça ne va pas bien en ce moment dans notre Québec et notre Chicoutimi. Le coût de la vie a explosé. Le panier d’épicerie n’est plus abordable, de plus en plus de gens se résignent à s’approvisionner dans les banques alimentaires, même lorsqu’ils gagnent un salaire. Les logements disponibles sont quasi inexistants. Chicoutimi a 1,3 % de logements vacants, ce qui a conduit à une hausse indécente des loyers. Les gouvernements de Québec et d’Ottawa n’ont pratiquement pas investi dans le logement social depuis 20 ans, et, aujourd’hui, le gouvernement caquiste et d’autres partis politiques mettent la crise du logement sur la faute des immigrants temporaires. Avec l’abandon soudain du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), leur précarité s’est accrue. QS exige, avec une majorité de groupes et de citoyen.nes, une clause de droits acquis pour les gens admissibles dont nous avons besoin pour nos services et nos entreprises.
L’itinérance à un niveau inégalé en région.
Devant ces situations, je m’engage à mettre en place une cellule de crise pour l’itinérance afin de ne laisser personne dormir dehors par grand froid. Je m’engage également à plafonner l’augmentation des loyers au niveau de l’inflation, à construire des logements sociaux, des coopératives d’habitations, des logements intergénérationnels et à créer un registre des loyers permettant aux locataires de connaître le montant du loyer payé par les anciens propriétaires.
Québec solidaire est aussi en faveur de limiter les profits des grands fournisseurs en alimentation. Il demande également de fournir les repas du midi gratuitement aux élèves des écoles primaires, afin d’améliorer leur santé et leurs conditions d’apprentissage.
Les problèmes sociaux s’aggravent.
Dans un tel contexte, la plupart des problèmes sociaux sont aggravés. On remarque, par exemple, une augmentation des féminicides. C’est pourquoi Québec solidaire est en faveur d’augmenter le nombre de places en hébergement pour les femmes victimes de violence et en faveur de l’évaluation obligatoire des multirécidivistes afin de leur imposer un bracelet antirapprochement lorsque c’est requis. Je crois également qu’il y a lieu de s’assurer que les centres de crise en santé mentale ont suffisamment de ressources pour assurer leur mission.
L’austérité à la sauce caquiste
Nous vivons des coupes dans les budgets de la santé et des services sociaux aussi graves que ce que les libéraux ont fait avant eux. Rappelez-vous les milliards que le gouvernement Legault a gaspillés en réduction d’impôt aux contribuables les plus riches, les centaines de millions engloutis dans l’aventure de Morthvolt et ceux perdus dans le scandale de la SAAQ, les cadeaux aux médecins sans réelle garantie de prise en charge des patients, pour ne nommer que ces exemples. Maintenant, le gouvernement Legault fait payer la facture à la population, et, pour les gens de la classe moyenne et à faible revenu, le coup est dur à prendre. Réduction de services en santé et en éducation, réduction du personnel dans de nombreux ministères, etc.
Avec ce gouvernement, l’État s’est mis au service des lobbies de l’industrie. Nous devons collectivement freiner ce détournement.
Le monde nous insécurise, il ne faut pas céder à la peur
Les menaces venant du président des États-Unis sont inquiétantes, c’est vrai. C’est aussi vrai que le Canada et le Québec se doivent de réduire leur dépendance envers notre voisin du sud, afin d’être plus libres dans leurs choix et leurs alliances. Cette crise que nous traversons devrait pourtant être l’occasion de saisir l’opportunité de transformer notre économie en poursuivant la transition écologique et en prenant les devants dans la nouvelle économie qui se dessine au niveau mondial. Le Québec est un champion de l’hydroélectricité, et il a amorcé la transformation vers les autres énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien. Nous avons les moyens d’être un pays libre en association avec ceux qui travaillent pour sauver l’humanité de la catastrophe climatique.
Pourtant, les gouvernements canadiens et québécois accélèrent leur fuite en avant en misant sur le pétrole et le gaz, ces énergies fossiles du passé. Ils espèrent préparer le terrain à de nouveaux mégaprojets qui ne feront qu’extraire nos ressources naturelles et les exporter sans se questionner sur leur usage, perpétuant ainsi notre dépendance et empirant la crise climatique, qui semble avoir disparu de leur esprit. De plus, ils ont adopté des lois qui leur permettront d’escamoter les études environnementales préalables. Avec l’augmentation appréhendée du trafic maritime sur le Saguenay, nous devons prendre les moyens de protéger la biodiversité et les espèces menacées, comme le béluga.
Je crois aussi qu’il faut entreprendre de vraies discussions avec les Premières Nations et les communautés locales en vue d’un nouveau régime forestier équitable qui en assure la pérennité.
Aussi, renforcer la culture régionale et québécoise serait un atout dans notre démarche d’affirmation.
Le privé, c’est une solution pour les gens d’affaires, pas pour la population
Au Québec, le gouvernement Legault a adopté sous le bâillon une loi sur l’énergie qui permet désormais aux entreprises privées de produire et de vendre de l’électricité. Cela ouvre la porte à une privatisation partielle de ce joyau collectif qu’est Hydro-Québec. Les barrages dans la région qui ont échappé à la nationalisation d’Hydro-Québec, et qui sont la propriété de Rio Tinto ou de Domtar, ou sous bail avec le gouvernement du Québec, à la condition de créer des emplois et du développement économique, sont-ils exploités dans l’intérêt de la région et du Québec ? Dans le cas de Rio Tinto, j’ai appuyé, ainsi que mon parti Québec solidaire, le Mouvement Onésime-Tremblay qui exige que le gouvernement ne renouvelle pas le bail de la Péribonka. Nous appuyons Ville Saguenay, qui a adopté une résolution signifiant son droit de préemption sur les barrages de Domtar sur son territoire. Il est urgent d’examiner tous les baux de barrages industriels et d’en reprendre possession si leur exploitation ne se fait plus dans l’intérêt de la région et du Québec. Il faudra retirer cette faille dans la loi.
En santé, il faut stopper les privatisations et assurer l’accessibilité aux soins. En éducation, il faut mettre fin au système à trois vitesses qui accentue la discrimination.
J’ai besoin de votre appui pour porter cette voix à l’Assemblée nationale.
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