Joan Simard, candidate conseillère dans le district 8

Habiter les Centres Villes de Chicoutimi; en faire une réalité durable.

CHICOUTIMI, le 24 octobre – Une fois élue, Joan Simard mettra aussitôt en branle le plan pour faire du centre-ville de Chicoutimi un milieu de vie où il fait bon vivre. «C’est assez les études et les réflexions à ne plus finir, dit-elle, l’exercice a déjà été fait à la faveur d’un plan particulier d’urbanisme (PPU). Tout est là-dedans, les enjeux comme les solutions.»

La candidate dans le District 8, dont les contours sont les deux centres-villes de Chicoutimi, rappelle que la ville a déposé un plan claire pas plus tard qu’en mars 2019 dans lequel la stratégie d’occupation du secteur est élaborée.

«Les problématiques sont identifiées et les solutions et pistes d’action sont claires. On doit le communiquer et le partager et surtout agir. Il n’y a plus de temps à perdre pour vitaliser un secteur qui a manqué d’amour. Tout est en place pour faire du centre-ville un milieu de vie urbain et animé tout au long de la journée et de la soirée comme l’identifie le PPU.»
«Il faut offrir plus que des initiatives isolées et non concertées, avance Joan Simard, qui s’est penchée sur les stratégies à déployer. Afin d’augmenter la densification, une vision globale et des interventions soutenues comme le propose le PPU sont des incontournables. Il faut miser sur la diversité de résidents, comme de nouvelles familles ou de jeunes professionnels. Ils sont à la recherche d’un milieu de vie urbain durable leur permettant de faire leurs activités à vélo, à pied ou en transport en commun. Notre centre-ville a les caractéristiques pour assurer ce développement durable. On a qu’à penser à l’Éco-kartier de Chicoutimi, une initiative citoyenne au cœur du développement durable.»

«Pour atteindre ces objectifs, précise Joan Simard, il faut tenir compte de l’inventaire des logements. On sait déjà que 75% des gens qui y résident sont des locataires dont plus de 600 logements en RPA (résidences privées pour ainés) et plus de 300 logements sociaux. De plus une forte proportion est occupée par des étudiants et étudiantes du Cégep ou de l’université qu’il faut considérer comme des résidents temporaires. La diversité socio-démographique est aussi un enjeu important. . Il y a aussi une multitude de résidences non-occupées et d’autres qui commandent des travaux majeurs. Avant toute chose ces habitations doivent faire partie de l’équation et faire l’objet d’un programme agressif de rénovation. C’est en visitant les rues et les logements qu’on voit la réalité. L’arrondissement via la Ville pourrait aussi demander au gouvernement de lui accorder le droit de préemption qui permet d’acheter en priorité des immeubles pouvant mieux servir l’habitation. Ainsi nous aurions une réelle influence sur notre développement résidentiel.»

«Plusieurs interventions ont été réalisées au cours des dernières décennies et force est d’admettre que des actions isolées ne permettent pas d’atteindre des objectifs de revitalisation du centre-ville. Par exemple, dans les années ‘90, on croyait que le réaménagement de la Zone portuaire en immense parc aurait un effet sur la revitalisation du centre-ville et l’augmentation des résidents. Aujourd’hui certaines études nous démontrent que ça n’a pas été le cas.»

«La densification doit se faire de façon coordonnée et surtout harmonisée, affirme Joan Simard. La ministre Andrée Laforest, députée de Chicoutmi, a annoncé une enveloppe pour la décontamination de plusieurs terrains au centre-ville dont le terminus de la STS près du Saguenay et l’ancienne zone ferroviaire qui font désormais partie de l’équation et de la solution. L’arrondissement de Chicoutimi, responsable des enjeux de proximité, a tout en main pour passer à l’action et favoriser certains types de projets.»

La construction de nouveaux logements, ajoute Joan Simard, sera un succès pour le centre-ville de Chicoutimi si et seulement si l’arrondissement responsable de son développement local avec le soutien de la Ville, arrive à créer un environnement de qualité en respectant les principes des éco-quartiers comme le transport actif. «Il ne s’agit pas de savoir ce que nous devons faire, mais plutôt quand nous allons le faire. Arrêtons de réinventer la roue, tout est en place.»

Chicoutimi-Nord doit aussi profiter d’un plan particulier d’urbaniste (PPU), tout comme en a profité des centres-villes de proximité comme Kénogami. Ce centre-ville de proximité dont les enjeux et le rôle n’ont rien à voir avec celui de Chicoutimi, a longtemps été considéré comme le modèle à suivre. Ce fleuron caractérisé par sa propre identité semble avoir perdu de son lustre. On semble avoir oublié qu’il s’agissait d’une ancienne ville. Il faut l’entendre et le comprendre. La réflexion et une évaluation s’imposent, de cette façon on pourra mieux soutenir les efforts de l’association des Centres-villes qui peine à réaliser les projets. Il faut éliminer les écueils qui minent leur implantation.

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