Texte de Monsieur Martin Desgroseilliers, Planète Claire
(Texte original publié sur Spotted Chicoutimi le 24 juin 2026)
Honnêtement, pourquoi toujours autant de commentaires négatifs ?
Quand la ville investit et améliore des espaces au centre-ville, plusieurs chialent. Quand rien ne bouge, on chiale aussi. À un moment donné, c’est à se demander si certains seront un jour satisfaits des efforts qui sont faits. Un peu plus de nuance et de positivisme ferait vraiment du bien.
Concernant l’itinérance, il faut arrêter de faire semblant que c’est un problème unique à notre centre-ville. L’itinérance est maintenant présente partout, même dans des villes beaucoup plus petites. Ce n’est plus seulement une réalité des grands centres urbains. Se créer constamment de la peur et amplifier le problème dans les commentaires n’aide absolument personne.
Il y a encore aujourd’hui de magnifiques commerces au centre-ville, tenus par des gens passionnés, qui méritent d’être encouragés. Dire que « les commerçants ferment à cause de l’itinérance », c’est faux. En tant que commerçant du centre-ville, je peux vous dire que ce qui m’inquiète réellement, ce sont les grands travaux annoncés sur la rue Racine, pas la clientèle ni la vie autour de mon commerce.
Cela dit, ces travaux-là devront être faits tôt ou tard. Ce ne sera pas toujours simple, ça demandera de la patience et de l’adaptation, autant pour les commerçants que pour les citoyens. Mais à long terme, ce sont des investissements nécessaires pour améliorer le centre-ville et assurer sa vitalité pour les années à venir.
Personnellement, je rêve d’une rue Racine animée, vivante, rendue aux piétons l’été, fermée à la circulation automobile. Un endroit où on prend le temps de marcher, de découvrir les commerces, de s’asseoir, de vivre la ville. Allez voir ce qu’ils ont fait à Trois-Rivières, sur la rue des Forges : voilà un bel exemple d’une ville qui a choisi de redonner son centre-ville à ses citoyens et ça fonctionne. Donc pourquoi pas ici, chez nous ?
Et il faut aussi arrêter de dire qu’il n’y a « pas assez de stationnement ». Lors du Festival des vins et de plusieurs autres événements, la rue Racine est remplie de gens. Pourtant, à ces moments-là, on n’entend personne dire que le stationnement est un problème. La réalité, c’est que quand un centre-ville est vivant, les gens s’adaptent, marchent un peu plus et viennent quand même.
Le centre-ville, c’est un milieu vivant, imparfait, mais loin d’être mort ou dangereux comme certains aiment le prétendre. À force de le dénigrer publiquement, on finit surtout par nuire à ceux qui y croient encore et qui travaillent fort pour le faire vivre.
Peut-être qu’au lieu de toujours pointer ce qui ne va pas, on pourrait aussi reconnaître ce qui fonctionne, encourager local et participer à la solution plutôt que d’entretenir la peur.
Martin Desgroseilliers
Planète Claire
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