Fermeture de la scierie de Petit-Saguenay

Le fédéral doit en faire plus pour soutenir l’industrie forestière

Saguenay-Lac-Saint-Jean, le 12 novembre 2025 – En réaction à l’annonce du licenciement collectif à la scierie de Petit-Saguenay, propriété de Fabrication PFL, les députés de Lac-Saint-Jean et de Jonquière, Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard, pressent le gouvernement fédéral d’agir sans délai afin de soutenir l’industrie forestière régionale. Selon les élus, cette fermeture illustre une fois de plus la fragilité du secteur forestier au Québec et le manque de considérant d’Ottawa envers les demandes des travailleuses et travailleurs.

« L’industrie forestière, c’est le gagne-pain de nombreuses familles au Saguenay–Lac-Saint-Jean. C’est un pilier économique du Québec. À elle seule, elle représente des milliers d’emplois et une part importante de nos exportations. Ce qui me désole profondément, c’est que nous avons présenté une proposition à Ottawa, accompagné de gens de l’industrie, afin de demander que le fédéral compense à hauteur de 50% tous les futurs droits compensateurs et antidumping que nos entreprises auront à payer et qui seront des actifs récupérables par l’État. Par son inaction, Ottawa laisse tomber nos travailleuses et travailleurs de la forêt. Le fédéral doit absolument donner suite aux demandes prioritaires de l’industrie. On lui demande une réponse », déplore le député de Jonquière, Mario Simard.

Les députés rappellent que la crise du secteur forestier est multifactorielle : la flambée des coûts de production, les droits de douane punitifs de 45 % sur le bois d’œuvre canadien et les impacts des nombreux feux de forêt des dernières années ont mis à mal le secteur.

« Notre industrie forestière est en mode survie depuis trop longtemps et la fermeture de la scierie de Petit-Saguenay démontre l’urgence de mettre en place un programme de subvention salariale qui permettra aux entreprises touchées par la crise de maintenir le lien d’emploi avec leurs employés et de garder l’expertise au Québec. Que faut-il de plus pour que le gouvernement agisse? La crise tarifaire prend en otage nos travailleuses et travailleurs et l’industrie du bois. Si Ottawa n’intervient pas, on va assister à de nombreuses autres fermetures d’usine, et ça, ça signifie aussi la perte de dizaines de milliers d’emplois partout au Québec. Il faut non seulement que le fédéral agisse dès maintenant pour sauver l’industrie forestière, mais qu’il lui donne aussi les moyens de se moderniser en investissant dans les installations et en misant sur l’innovation », souligne Alexis Brunelle-Duceppe.

Les députés exigent d’ailleurs une réponse du gouvernement fédéral aux propositions faites par l’industrie forestière régionale dans les dernières semaines. « Ce qui nous a été présenté dans le budget, c’est du réchauffé. On s’attend à beaucoup plus de la part du gouvernement. Ottawa doit donner suite aux demandes formulées par les représentants du milieu », concluent-ils.


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