Bracelets antirapprochements

Le Parti Québécois ne fera pas de compromis avec la sécurité des victimes

Québec, le 3 décembre 2025 – La députée de Terrebonne et porte-parole du Parti Québécois en Condition féminine, Catherine Gentilcore, ainsi que la candidate du Parti Québécois dans Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, dénoncent que la CAQ ait décidé d’assouplir le suivi des criminelscondamnés à porter un bracelet antirapprochement.

« C’est inacceptable qu’une femme victime de violence vive dans la crainte que son agresseur récidive. Les agents de probations eux-mêmes dénoncent les risques de récidives puisqu’aucune analyse de risques ne pourrait être faite avant la sortie de prison des criminels », explique Catherine Gentilcore.

Lundi, le quotidien La Presse a révélé qu’afin de faire des économies, le gouvernement de la CAQ a assoupli la surveillance de criminels violents et de nouveaux condamnés et a allégé le suivi des hommes qui portent un bracelet antirapprochement. En effet, les agents de probation ne seraient plus obligés de rencontrer les victimes pour s’assurer du respect des conditions de ceux qui les portent, une situation inacceptable, croit le Parti Québécois. Catherine Gentilcore a d’ailleurs déposé une motion à cet effet, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce mardi.

« C’est une décision incompréhensible prise à un moment qui ne pourrait être plus mal choisi. Ce gouvernement a lui-même prétendu que la sécurité des Québécoises et des Québécois était une priorité, pour finalement la compromettre alors même que nous soulignons les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes. Il faut s’assurer que les agents de probation puissent toujours prioriser ces suivis essentiels, sans oublier qu’en septembre dernier un homme de Saguenay a été arrêté pour avoir retiré son bracelet », rappelle Marie-Karlynn Laflamme.

Déjà, au printemps 2024, des agents de probation avaient contacté leur ordre professionnel afin de dénoncer qu’il ne leur était pas possible de faire un suivi adéquat des délinquants, ce qui pourrait engendrer de graves conséquences.

« Combien de drames supplémentaires devront survenir pour que le gouvernement prenne ses responsabilités et renforce l’encadrement des bracelets antirapprochements ? Il en va de la confiance de la population et particulièrement des femmes et des victimes dans le système de justice. Un gouvernement du Parti Québécois ne ferait pas de compromis sur la sécurité des femmes », conclut l’élue péquiste.

Libellé de la motion

« Que l’Assemblée nationale rappelle que le Québec est un pionnier dans la mise en place des bracelets antirapprochements ;
« Qu’elle prenne acte que le port d’un bracelet antirapprochement mène à un taux de dissuasion de 96,08 % ; »
« Qu’elle reconnaisse que ce succès passe par un suivi accru auprès des contrevenants et des victimes ;
« Par conséquent, qu’elle demande au gouvernement de maintenir les ressources allouées à l’analyse de risque avec les contrevenants et au suivi auprès des victimes. »


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