Le développement économique des régions au cœur de l’engagement du Parti Québécois
Sherbrooke, le 17 novembre 2025 – Près de 600 militants du Parti Québécois étaient réunis cette fin de semaine à Sherbrooke sous le thème « des régions plus riches », afin de discuter d’économie, de PME, de repreneuriat, mais aussi de la façon de rendre les régions du Québec plus prospères. Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a en outre présenté un plan pour l’adoption d’une monnaie québécoise et prononcé un discours devant les personnes rassemblées au Delta Sherbrooke.
« Ça fait cinq ans que je suis chef. Je suis fier de notre éthique de travail dans la quête de notre destin. À tous les Québécois qui ont le goût d’entreprendre, qui ont de l’ambition, qui veulent créer de la richesse, je dis : bienvenue chez vous. Le Parti Québécois, c’est le parti de tous les Québécois. Il y a de l’espace pour tout le monde dans notre grande maison. Notre porte est grande ouverte », résume Paul St-Pierre Plamondon.
Au fil des deux jours qu’a duré le Conseil national du Parti Québécois, les militants péquistes ont nourri leur réflexion au sujet de la création de richesse en région. D’abord, ils ont pu entendre un conférencier de l’Institut de recherche en économie contemporaine s’exprimer sur le gain d’autonomie décisionnel et la libération du potentiel des régions dans un Québec indépendant.
Ensuite, un panel économique animé par la députée de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a développé plusieurs thèmes à saveur économique, tels que l’économie sociale, la recherche, le développement des secteurs manufacturiers et de la transformation, la valorisation des ressources et l’entrepreneuriat chez les Premières Nations.
« Nos délégués ont beaucoup apprécié que des experts de divers milieux économiques nourrissent leur réflexion en vue du congrès d’orientation qui se tiendra en janvier prochain. Nous pourrons mieux définir la vision économique que nous présenterons aux Québécois lors de l’élection générale. Chose certaine, les PME sont le moteur économique du Québec et nous mettrons fin au modèle caquiste du bar ouvert des subventions pour les multinationales », lance Catherine Gentilcore
Une tournée enrichissante
Le député de Jean-Talon, Pascal Paradis, a également présenté les conclusions de la tournée sur les PME et la réduction de la paperasse entamée l’an dernier.
« À travers tout le Québec, nous avons tenu une centaine de rencontres auprès d’associations, de grandes entreprises, d’OBNL et de PME. Plusieurs enjeux ressortent de ces discussions, peu importe la région ou l’organisation rencontrée. Que l’on parle de surcharge administrative, de multiplication des interlocuteurs, du manque de prévisibilité ou des délais qui s’éternisent, les Québécois s’attendent que l’on réduise la paperasse. C’est exactement ce qu’un gouvernement du Parti Québécois compte faire », résume Pascal Paradis.
Un nouveau chapitre du Livre bleu
Dans le cadre du Conseil national, Paul St-Pierre Plamondon a aussi dévoilé un nouveau chapitre du Livre bleu, intitulé « l’architecture financière d’un Québec indépendant ».
Après avoir étudié les trois scénarios possibles, soit de conserver la monnaie canadienne, d’adopter la monnaie américaine ou de créer une monnaie québécoise, le Parti Québécois en arrive à la conclusion que la meilleure décision à long terme pour un Québec indépendant serait d’avoir sa propre politique monétaire, sa propre banque centrale et sa propre monnaie. Le plan du Parti Québécois se déroulera donc en sept étapes, échelonnées sur une quinzaine d’années. Dans le but d’assurer la stabilité de l’économie québécoise et les modalités de la politique monétaire et de tracer le chemin pour y parvenir, un gouvernement du Parti Québécois confiera à une commission indépendante le mandat de mettre en place la politique monétaire québécoise.
« Nous avons fait un exercice d’analyse rigoureux et approfondi, au terme duquel les avantages d’établir une banque centrale et une monnaie québécoise surpassent largement les désavantages. Que ce soit pour contrôler nos taux d’intérêt en fonction de notre propre situation économique, pour soutenir nos institutions financières ou encore pour avoir un taux de change qui soit optimal pour une économie diversifiée comme celle du Québec, tout indique qu’une monnaie québécoise servirait mieux les intérêts supérieurs des Québécois. C’est ambitieux, mais c’est une proposition qui est pertinente et qui s’inscrit dans la création de richesse », assure Paul St-Pierre Plamondon. Tous les détails concernant la proposition présentée le 15 novembre sont accessibles en ligne à l’adresse suivante.
Un discours important
Enfin, à moins d’un an de l’élection générale, le chef péquiste a prononcé un discours rassembleur devant les centaines de militants réunis à Sherbrooke.
« Pour la première fois depuis longtemps, on assiste à une véritable alliance intergénérationnelle de Québécois qui font activement de l’indépendance la cause de leur engagement politique. Les Québécois ont droit à autre chose que le défaitisme et le déclin ; nous avons choisi l’espoir et le sens du devoir. On distingue le Parti Québécois par ses convictions et le fait que nous travaillons uniquement en fonction de l’intérêt des Québécoises et des Québécois. On se dirige vers des tests très importants. D’abord la partielle dans Chicoutimi puis l’élection générale de 2026. Viendront ensuite d’autres tests, encore plus importants. Marchons vers notre avenir avec confiance, avec la même éthique de travail et la même rigueur qu’à notre habitude », conclut Paul St-Pierre Plamondon.
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