Est-ce que ces M$ nous ont aidés à recevoir une meilleure information de la part des élus de Saguenay?
« Près de 1,5 M$ versés aux deux partis politiques de Saguenay en quatre ans…De son côté, le cabinet de la mairesse de Saguenay, Julie Dufour, a reçu près de 2,3 millions de dollars…» Et de poursuivre : « Les sommes versées visent à soutenir la vie démocratique et les partis entre les campagnes, souligne l’enseignant retraité en science politique au Cégep de Jonquière, Marcel Boulais. » nous rapporte Radio-Canada. En avons-nous pour notre argent?
Pour la même période, j’ai personnellement publié plus de 160 chroniques traitant de l’évolution socio-économique de cette ville. Coût? 0 $
Mais il y a quelque chose qui me réunit à ces partis politiques et à la mairie : sauf naturellement pour les dossiers juridiques, le désintéressement presque généralisé des médias d’information pour traiter, au-delà des déclarations, des raisons profondes qui grugent le développement socioéconomique de cette agglomération.
Avec une telle somme d’argent combien de dossiers importants auraient pu être traités pour alimenter intelligemment la population et débattre publiquement des problèmes de gouvernance, de finances publiques, de développement économique, de transport en commun, des priorités pour les services à la population et pour les investissements, de l’utilisation de la sous-traitance et j’en passe?
Le débat à la Chambre de commerce, le 8 octobre dernier, reflète ce phénomène. Au lieu de laisser à chaque candidat le temps d’élaborer les thèmes que ceux-ci priorisaient on a plutôt choisi d’allouer à chacun d’eux un temps restreint d’une minute pour répondre à des questions imposées. Chaque candidat indépendant et chaque parti avaient sûrement une perception différente des priorités et des solutions pour améliorer l’environnement politique, social et économique de cette agglomération du Haut-Saguenay. Le débat aurait pu être beaucoup plus intéressant.
À leur décharge, il est vrai qu’on ne peut débattre de l’avenir d’une ville dans un laps de temps aussi court qu’une période électorale. Quand pourra-t-on se questionner sur ce qui ne fonctionne pas et revenir en arrière pour en identifier les causes? Inutile, me dit-on, les décisions ont été prises, on ne retourne pas en arrière. Pourtant, à tous les quatre ans on retourne aux urnes pour juger des actes passés. On s’attaque à améliorer du bout des lèvres un système qui ne fonctionne pas plutôt que d’envisager une profonde réforme.
Le court terme passe avant le long terme. Les déclarations accrocheuses font les manchettes. Ainsi va la vie, semble-t-il.
Soyez le premier à commenter