Malgré le gain sur la gestion de l’offre, l’aluminium, la forêt et le phosphate ont besoin de soutien
Chicoutimi, le 2 juillet 2025 – Comme il le fait régulièrement depuis 2019, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, est en tournée au Saguenay-Lac-Saint-Jean en compagnie des députés Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard. Bien sûr, ce passage est sous le signe des menaces que font peser sur l’économie de la région le président américain Donald Trump et la réaction du nouveau premier ministre, Mark Carney.
« Le gouvernement libéral, passé des mains de Justin Trudeau à celles de Mark Carney, a été élu sur un seul engagement central, et très attendu des Québécois et des Canadiens : utiliser ce que monsieur Carney disait être une expertise unique pour régler la crise tarifaire et commerciale. Pour l’instant, s’inquiète Yves-François Blanchet, le génie n’est pas sorti de la lampe ». Le chef bloquiste souligne que « même si tous les groupes parlementaires nous ont soutenus tant à la Chambre des Communes qu’au Sénat, la protection par une loi de la gestion de l’offre est d’abord le résultat de la détermination du caucus bloquiste. Et maintenant, d’autres enjeux font surface pour l’agriculture, dont le risque d’uniformisation à la baisse des normes sanitaires, la compensation pour les coûts supplémentaires dans les régions périphériques ou la transmission des propriétés agricoles. »
Alexis Brunelle-Duceppe souligne que, depuis l’élection du 28 avril, rien ne s’est produit pour le secteur de l’aluminium. « Près de 90% de l’aluminium canadien vient du Québec, et au premier chef d’ici, dans la région, explique-t-il. Est-ce pour ça qu’alors qu’Ottawa s’est porté au secours de l’automobile de l’Ontario avec un rapide 2 milliards de dollars, l’aluminium reste dans le brouillard au sujet de la réponse canadienne à des tarifs dont la fin est promise, mais toujours reportée? Si les Libéraux ont une stratégie, il faudra le sentir rapidement. Les alumineries ne peuvent pas cesser d’opérer les cuves sans dommages irréparables. On attend de voir des résultats pour le Québec aussi! »
Le secteur de la forêt s’est mobilisé le 27 juin dernier pour parler d’une seule voix. Mario Simard explique : « Les droits compensatoires, une forme de tarifs qui ferment le marché américain à une large part de notre production, sont menacés d’être haussés, et ce, alors que 2 milliards de dollars appartenant aux forestières québécoises dorment dans les coffres aux États-Unis. Les Américains l’admettent. Outre cesser de faire planer l’incertitude sur la forêt, ce que l’industrie demande à Ottawa, c’est l’accès aux liquidités, mais aussi de l’aide à la deuxième et troisième transformation ici, au Québec. » Le député de Jonquière s’indigne aussi que le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, lui-même élu dans une région forestière, n’intervienne pas », a précisé Mario Simard.
« L’économie du Québec est différente de celle de chacune des régions du Canada. L’aluminium, la production laitière ou d’œufs et de volaille ou la forêt y sont cruciaux, mais aussi les arts, la culture et les médias régionaux menacés par les reculs de Mark Carney, de même que le système des travailleurs étrangers temporaires dont l’économie du Québec a besoin. Nous sommes inquiets de la stratégie faible et vulnérable des Libéraux, mais nous allons déployer les efforts pour obtenir d’autres gains pour le Québec. Ajoutons à tous ces enjeux la formidable opportunité pour le phosphate dans la région, et nous sommes confiants que notre collaboration avec la région et le gouvernement portera ses fruits », a conclu Yves-François Blanchet.
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