Communiqué suite à la réalisation d’une action collective

Des citoynes-ne-s de Chicoutimi et de partout au Québec dénoncent l’hypocrisie de la Banque Royale du Canada en matière de climat et de droit autochtone

Mercredi 9 mars 2022 – À Montréal, Sherbrooke et Saguenay, des citoyen-ne-s révolté-e-s par l’hypocrisie de RBC ont recouvert les devantures de succursales d’affiches dénonçant le rôle de la banque dans la crise climatique et dans le non-respect des droits autochtones.

Partout dans le monde des citoyen-ne-s soucieux-ses de leur avenir s’inquiètent du rôle de leur banque dans la lutte aux changements climatiques et dans le financement de projets destructeurs en territoire autochtone

  • RBC finance et a financé à coup de milliards de dollars plusieurs projets d’infrastructures d’énergie fossile controversés comme GNL en territoire innu (au Québec) et Coastal GasLink en territoire Wet’suwet’en (en Colombie-Britannique).
  • RBC est la première institution au Canada en termes de financement d’infrastructures d’énergie fossile
  • 208 milliards de dollars investis dans les combustibles fossiles depuis l’accord de Paris
  • 6,5 milliards de dollars investis dans Coastal GasLink, en territoire Wet’suwet’en (en Colombie-Britannique).
  • 6,4 milliards de dollars investis dans GNL Québec, en territoire Innu (au Québec)
  • Le 7 avril prochain se tiendra l’assemblée générale des membres de la banque, RBC doit revoir son rôle dans la crise climatique et sur le non-respect du consentement libre, préalable, éclairé et continu des peuples autochtones des projets qu’elle finance.

Chicoutimi, Qc. — Dans la nuit de mardi à mercredi, des citoyen-ne-s outragées de Chicoutimi se sont joint à un mouvement pan-québécois et ont apposé des affiches dénonçant les investissements de la banque royale du Canada (RBC) sur la devanture de la succursale située sur la rue Racine. Depuis plusieurs mois, partout dans le monde, des citoyen-ne-s exaspéré-e-s exigent de leurs banques qu’elles cessent d’investir dans les combustibles fossiles. Rappelons-nous que le 29 octobre dernier, une série d’actions allant en ce sens avaient été coordonnées à l’échelle du pays (https://rbcrevealed.com/on-the-eve-of-cop26-people-across-the-country-are-unhappy-with-rbc-for-its-refusal-to-stop-financing-new-fossil-fuel-projects/).

Les activistes dénoncent l’hypocrisie de la banque RBC qui d’un côté promeut la réduction des gaz à effet de serre ainsi que les droits des peuples autochtones, et de l’autre investit dans les combustibles fossiles sur des terres non-cédées – comme GNL en territoire innu et Coastal GasLink en territoire Wet’suwet’en. Il-elle-s exigent que RBC cesse dans un premier temps d’investir dans les combustibles fossiles, et que la banque exige le consentement préalable, libre et éclairé de la part des nations concernées avant de financer tout projet situé sur des territoires autochtones.

Citation #1 : «J’ai un compte chez RBC et j’ai honte que ma banque finance des projets avec lesquels je ne suis pas d’accord. Je suis en train de changer de banque. »
– Jean Pierre

Citation #2 : « Les grandes institutions financières comme RBC doivent être tenues responsables. En ce moment, elles font ce qu’elles veulent avec le territoire et les peuples qui y habitent. Et ont des impacts dévastateurs sur les générations futures. Je ne sais pas si les gens qui y travaillent s’en rendent compte. »
– Gustave Tremblay

Citation #3 : « Les territoires autochtones ce n’est pas le far west où on peut faire tout ce qu’on veut. Il faut respecter les gens qui y ont vécu depuis des millénaires et ont su vivre en équilibre avec les autres espèces. Pourtant, RBC finance des projets qui détruisent les territoires et nuisent aux communautés qui y demeurent. C’est honteux! ».
– Philomena Tremblay

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