Monsieur Boulet, voici votre 4%
Saguenay, le 31 janvier 2022- Les organismes qui œuvrent en défense collective des droits se sont donné rendez-vous devant les bureaux du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale pour donner le 4 % au ministre Jean Boulet. Les organismes font face à un sous-financement chronique depuis plusieurs années, en plus de voir leur financement non-indexé si ce n’est de façon aléatoire et sans pérennité.
Depuis les 40 dernières années, cette situation de sous-financement a eu un impact important pour l’avancement des droits sociaux. « Nous aidons les gens à se mobiliser ensemble pour faire respecter leurs droits et combattre les discriminations qui sont exercées contre eux. Nous menons des luttes pour améliorer les conditions de vie des personnes les plus vulnérables et marginalisées. Nous contribuons à élargir la participation de toute la population à la vie publique et politique, et nous contribuons aux débats sociaux. Nous sommes essentiels à une démocratie saine et la pandémie de la Covid-19 n’a fait qu’accentuer ce constat. » de souligner Marie-Ève Bouchard, co-porte-parole de la Coalition.
Malgré l’apport des organismes en défense collective des droits, la reconnaissance et le financement ne sont pas au rendez-vous. « Aujourd’hui, nous sommes venus porter au ministre son 4%. Nous sommes devant les bureaux de son ministère puisque nous n’avons pas la reconnaissance de ce dernier et nous voulons recevoir une indexation à notre financement. Rendre notre société plus démocratique, c’est aussi aider les organismes qui travaillent au quotidien à s’y atteler. C’est pour cela que nous demandons une indexation annuelle de 4% », ajoute Claude Côté, co-porte-parole de la Coalition.
Pour Marie-Ève Bouchard : « Malgré l’ensemble des mesures qui ont été mis en place dans les deux dernières années, les organismes en défense collective des droits ont été, encore une fois, complètement ignorés. Nous assistons chaque année à une augmentation de personne en situation de vulnérabilité, et les demandes sont d’une croissance inquiétante ».
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