Centre-ville de Chicoutimi : une plage au cœur du réaménagement
CHICOUTIMI, 3 octobre– La candidate au poste de conseillère municipale du district 8, dans l’arrondissement de Chicoutimi, Joan Simard, inscrit dans ses priorités l’aménagement d’une plage urbaine sur la zone portuaire. Cette action fait partie de son plan de révision des deux rives de la rivière Saguenay dans une optique d’amélioration des accès et d’augmentation de la sécurité des infrastructures.
«Le projet d’une plage urbaine en plein cœur de l’arrondissement contribuerait à animer les rives du Saguenay. Il existe des points forts, comme la zone portuaire, et des zones à bonifier, comme ses deux extrémités. Il s’agit d’une initiative réaliste puisque la ville possède déjà les terrains et qu’il y a déjà un fort achalandage», avance Joan Simard, qui a inscrit le projet dans son programme électoral dès l’annonce de sa candidature.
Joan Simard identifie le secteur de la zone portuaire à l’est des ponts, en face de la fontaine, pour aménager une plage urbaine à moindre coût. «Il y a un secteur qu’il ne faut pas toucher parce que la population démontre tous les jours son attachement. En face de la fontaine, il y a tout ce qu’il faut pour une plage : des installations sanitaires, des stationnements et un achalandage. Ce n’est pas coûteux de remuer du terrain pour y installer une plage.»
«Toutes les villes rêveraient du potentiel que nous avons à Chicoutimi. Québec a redonné la baie de Beauport à ses citoyens et c’est un succès immense. Montréal a construit la plage de l’Horloge dans le Vieux Port et même sans eau, la Place d’Youville a sa plage urbaine. Pourquoi pas Chicoutimi», se demande Joan Simard.
Le projet de plage est au cœur d’une révision en profondeur des deux rives du Saguenay, qui comprend aussi une réflexion sur le débarcadère au Club de Yatch, un accès pour la mise à l’eau de canoë et kayak, du côté sud, et une refonte de l’aménagement du côté nord. «Les gens souhaitent un aménagement plus sécuritaire au nord pour accéder au pont de Sainte-Anne. Il y a un bouton pour traverser les deux voies du boulevard Tadoussac, mais ils doivent enjamber à leur risque et péril la voie simple.»
Toujours au nord, Joan Simard a constaté que les piétons et les cyclistes n’empruntent pas la piste cyclable aménagée de l’autre côté du boulevard, mais plutôt la rive du Saguenay de l’autre côté du parapet. Il y a de l’espace pour penser à un aménagement sécuritaire qui garderait les marcheurs et cyclistes sur le bord de la rivière jusqu’à la rue Du Rocher, où il y a un point de vue époustouflant sur Chicoutimi.
Joan Simard veut travailler avec les instances concernées pour analyser la rampe de mise à l’eau du Club de Yatch. «L’aménagement est à revoir dans ce secteur. Les propriétaires d’embarcation doivent utiliser la piste cyclable et piétonnière pour la mise à l’eau. Il faut voir comment l’infrastructure peut être mieux aménagée dans une démarche d’amélioration de l’accès et de la sécurité.»
«Toute cette réflexion, conclut Joan Simard, doit être menée dans le but de permettre à tous et à toutes de mieux profiter de la rivière de façon sécuritaire et en respectant le cadre financier de la ville. Si on parlait de grosses dépenses pour acquérir des terrains, ce serait difficilement réalisable. Là, nous sommes chez nous. L’occasion est trop belle pour ne pas voir comment on peut faire mieux.»



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