Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)

Les travailleuses et travailleurs de la santé et services sociaux sont tous essentiels!

Saguenay, mercredi 2 décembre 2020 – Dans la lutte contre la pandémie, les travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux sont sur la ligne de front, mettant même leur santé et leur vie en danger pour donner les meilleurs services possibles à la population.

Dans la région, ce sont 926 travailleurs et travailleuses qui ont contracté la maladie. Même si on ne peut déterminer avec certitude la manière dont ils ont été infectés, ce sont des camarades qui sont tombés au combat.

Nos pensées sont avec eux et leurs familles dans ces moments difficiles, nous saluons leur courage, leur dévouement et espérons qu’ils s’en remettent pleinement.

Les services publics, ce filet de protection sociale que nous nous sommes donnés comme société existe parce que certaines personnes de notre famille, de nos amis ou de notre voisinage acceptent, en échange de conditions de travail, de donner ces services. Bien avant la pandémie, les conditions de travail dans le réseau n’étaient pas à la hauteur des efforts fournis par ceux et celles qui y œuvrent avec cœur, alors imaginez la détérioration qu’a entrainé cette maladie à ce chapitre! Au quotidien nous assistons à des départs et nous peinons à attirer de nouvelles personnes. Devant ce constat, nous affirmons qu’il y a une équation directe entre amélioration des conditions de travail et capacité à offrir ces services et à les améliorer.

Malgré cela, nous n’avons pas assisté à des débrayages massifs, mais à une mobilisation massive pour protéger les communautés, nos familles et des vies.

La reconnaissance du travail qui est accompli par tous les travailleuses et travailleurs est la moindre des choses, que ce soit le personnel administratif qui assure que la machine administrative fonctionne, qui nous accueille et qui veille à ce que les dossiers suivent bien les patients, le personnel des cuisines qui nourrit ceux qui se battent contre la maladie et contribuent au rétablissement des patients. Cet ennemi invisible est mis en échec par tous ceux et celles qui font la désinfection et l’entretien ménager des installations et dont le travail est malheureusement qualifié de « service auxiliaire »! Sans oublier les ouvriers spécialisés qui travaillent dans l’ombre et tous les autres titres d’emplois tous essentiels à la bonne marche des services.

Ce sont les efforts de tous ceux qui œuvrent dans le réseau qui vont nous permettre de passer au travers cette sombre période, et ce travail mérite d’être reconnu par le gouvernement du Québec.

Nous avons des travailleurs écrasés par la lourdeur de leur charge de travail, par le manque de personnel et des ajouts de tâches qui ne finissent jamais. Les remerciements sont réconfortants et gratifiants, mais ils ne suffiront pas. À ce moment-ci, le gouvernement Legault n’a aucune reconnaissance envers eux. Il proclame haut et fort qu’il va améliorer les conditions de travail, qu’il va s’occuper d’eux. Curieusement, ce message ne semble pas s’être rendu jusqu’aux négociateurs patronaux. Aucun mandat n’est donné pour améliorer les conditions de travail, mais nous recevons plutôt des demandes de concession, de recul dans les conditions de travail. Ceci est non seulement inacceptable, mais carrément indécent dans le contexte.

Le gouvernement est totalement déconnecté de la réalité terrain et l’immense écart entre ce qui est parfois dit en conférence de presse et la réalité vécue sur le terrain en est la meilleure preuve. Ça devient gênant! Cet écart se traduit également aux tables de négociation lorsque les porte-paroles patronaux tiennent les propos suivants « Vos membres travaillent juste pour de l’argent », « Vous demandez les stationnements gratuits, après vous nous demanderez de payer leur épicerie », « si vos membres ne sont pas contents ils peuvent aller travailler ailleurs », PARDON! La logique qui soutient ces propos s’applique peut-être à des porte-paroles qui gagnent des salaires mirobolants, mais certainement pas avec nos conditions salariales. Nous sommes des travailleuses et travailleurs dévoués, acharnés pour donner les meilleurs services à la population.

Nous vous demandons clairement d’améliorer les conditions de travail et les conditions salariales de nos membres. Donner le mandat de régler notre convention collective en écoutant les solutions et les demandes de notre comité de négociation. Quand cela sera fait, le réseau de la santé et des services SOCIAUX sera attractif, rétentif et deviendra lui-même en santé. Aujourd’hui nous réitérons un NON à vos offres irrespectueuses et au recul des conditions de travail que votre gouvernement propose.

Parce que nous sommes mobilisés contre le virus.

Parce que d’investir dans les services publics c’est d’avoir l’assurance que l’argent investi contribuera à la relance économique puisque nos membres dépenseront leur salaire dans les commerces de notre région.

Parce que nous mettrons tout en œuvre pour protéger, soigner et alléger la souffrance dans nos communautés.

Nous vaincrons ce virus, nous ne baisserons pas les bras. Quand ce sera fait, M. Legault, demandez-vous si vous avez envie d’être le premier ministre qui a laissé tomber les travailleurs et travailleuses qui ont été en première ligne dans ce combat.

Tous ensemble pour lutter contre cette pandémie, tous unis pour l’amélioration de nos conditions de travail.

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