Étude sur le béluga

Greenpeace et Nature Québec appuient un moratoire sur les projets industriels dans le Saguenay

Montréal et Québec, le 2 septembre 2020 – Nature Québec et Greenpeace sont préoccupés par la survie du béluga du Saint-Laurent et appuient un moratoire sur les projets de développement industriels sur les rives du Saguenay. Les deux organisations environnementales réagissent au rapport sur les bélugas rendu public ce matin par des chercheurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Les scientifiques de l’UQO et du GREMM y recommandent notamment un moratoire sur les projets de développement dans le Saguenay et insistent sur l’importance de ne pas précipiter les décisions entourant quatre projets industriels, dont le projet GNL Québec, qui pourraient avoir des effets dommageables et irréversibles sur le fjord et les espèces qui le fréquentent. « Il faut écouter la science et la mise en place d’un moratoire est le minimum requis alors que la population de bélugas reste gravement en péril. Il est évident qu’on ne peut plus ajouter de stress supplémentaire sur les bélugas et des projets comme GNL Québec doivent être relégués aux oubliettes. Il est plus que temps que les gouvernements travaillent de concert avec les scientifiques et les populations locales pour trouver des alternatives de développement économique qui respectent l’environnement », a déclaré Patrick Bonin de Greenpeace.

Le rapport explique que le fjord du Saguenay constitue en ce moment un refuge acoustique naturel pour le béluga et que le bruit sous-marin de la navigation est une des trois principales menaces limitant le rétablissement du béluga avec la disponibilité des proies et la pollution du milieu marin. Le projet GNL Québec pourrait à lui seul doubler le trafic maritime dans le Saguenay, par une augmentation annuelle de 320 passages de super-méthaniers. « Le béluga du Saint-Laurent est une espèce d’une grande importance écologique, culturelle et économique. Cet emblème du Québec est malheureusement sur le bord de l’extinction. L’augmentation du trafic maritime causé par GNL Québec irait à l’encontre des efforts de rétablissement de l’espèce et pourrait mener à sa disparition », explique Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

Les organisations sont particulièrement inquiètes du fait que le béluga du Saint-Laurent subit un déclin depuis le début des années 2000 ainsi qu’une hausse sans précédent de la mortalité des femelles en âge de se reproduire et de nouveau-nés depuis 2010. « Les bélugas sont au fleuve ce que les canaris sont aux mines. L’impact de GNL Québec sur leur survie est une raison de plus pour dire non au projet. Les bélugas risquent d’être les premières victimes de ce projet de gaz fossile et le prélude d’une catastrophe environnementale encore plus grande », conclut Mme Simard.

À propos de Nature Québec

Nature Québec est un organisme national sans but lucratif œuvrant à la conservation des milieux naturels et à l’utilisation durable des ressources depuis 1981. Appuyée par un réseau de scientifiques, son équipe mène des projets et des campagnes autour de 4 axes : la biodiversité, la forêt, l’énergie et le climat, ainsi que l’environnement urbain. L’organisme regroupe plus de 90 000 membres et sympathisant-es, 40 groupes affiliés et est membre de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En ville comme en région, Nature Québec sensibilise, mobilise et agit en vue d’une société plus juste, à faible empreinte écologique et climatique, solidaire du reste de la planète. Pour en savoir plus : http://www.naturequebec.org/


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