Québec Solidaire

Québec solidaire veut ramener le PEQ et réclame une clause de droit acquis

Chicoutimi, le 7 février 2026 – À l’heure où des milliers de travailleuses et de travailleurs étrangers risquent de devoir quitter le Québec en raison de l’abolition du Programme d’expérience québécoise (PEQ), la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, et la candidate solidaire à l’élection partielle dans Chicoutimi, Jeanne Palardy, pressent le ministre Jean-François Roberge de reculer sur cette décision catastrophique et de garantir une clause de droit acquis pour tous les orphelins du PEQ.

« La décision du ministre Roberge d’abolir le PEQ est une décision catastrophique, purement idéologique et électoraliste. Même au sein de son propre gouvernement, il y a des divisions : il est complètement isolé et il ne sait plus quoi dire pour se sortir de la crise dans laquelle il est empêtré. Il n’y a rien qu’il peut promettre en dehors d’une clause de droits acquis qui va réellement rassurer les orphelins du PEQ. M. Roberge doit reculer, c’est la seule chose constructive qu’il puisse faire », a martelé Mme Ghazal lors d’une mêlée de presse en marge de la manifestation contre l’abolition du PEQ, qui avait lieu ce samedi à la Place du citoyen.

La porte-parole solidaire était accompagnée de sa candidate à l’élection partielle dans Chicoutimi, Jeanne Palardy, ainsi que de plusieurs travailleurs impactés par l’abolition du PEQ.

« L’abolition du PEQ va avoir des conséquences dévastatrices ici à Chicoutimi. La CAQ est en train de provoquer des drames humains qui pourraient être évités, mais aussi de l’incertitude pour nos services publics et nos PME, qui dépendent de ces travailleurs essentiels. Si ces gens-là sont forcés de quitter, c’est toute notre économie régionale et nos services publics qu’on déstabilise. Ce sont des familles et toute une communauté qu’on bouleverse. C’est inacceptable », a déclaré Jeanne Palardy.

« En tant qu’immigrant, je suis arrivé au Québec en faisant de grands sacrifices : quitter mes parents, mes amis, mon foyer, mon travail. Mon épouse et moi vivons au Saguenay, nous parlons français, nous avons toujours fait les choses dans les règles de l’art. Et pour toute récompense, nous voyons le PEQ — qui était la voie la plus rapide vers la résidence permanente — être aboli. Si j’avais su que le gouvernement pouvait renier sa parole, je n’aurais jamais pris le risque de bouleverser toute ma vie », a expliqué Karim, un travailleur temporaire originaire de la Tunisie qui travaille depuis 2024 au sein de la DPJ à Chicoutimi.

Une catastrophe annoncée pour l’UQAC

Jeanne Palardy a également souligné sa vive inquiétude face aux conséquences que pourrait avoir l’abolition du PEQ sur le recrutement des étudiants étrangers à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), le seul pôle universitaire de la région.

« L’UQAC a été très claire lors des consultations en immigration: elle a demandé au gouvernement de réinstaurer le volet diplômés du PEQ en soulignant que sa suspension prive le Québec de personnes intégrées, formées selon les standards québécois et déjà francophones. Avec un étudiant sur cinq à l’UQAC qui vient de l’étranger, c’est une catastrophe annoncée pour le financement de notre université. J’aimerais savoir si les candidats des autres partis trouvent que c’est une bonne idée de nous priver de tous ces talents dans la région », a conclu Mme Palardy.


Merci de supporter RueMorin.com en vous abonnant à son infolettre sur la page principale du site. Autrement, nous sommes aussi sur Nextdoor, Mastodon, Qlub et Bluesky

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire