Marinvest Energy : « C’est GNL Québec, mais avec un nouveau nom et un nouvel emballage », dénonce Jeanne Palardy
Chicoutimi, le 19 février 2026 – La candidate de Québec solidaire à l’élection partielle dans Chicoutimi, Jeanne Palardy, déplore que la CAQ et le PLQ aient refusé d’affirmer clairement leur opposition au projet de gazoduc de Marinvest Energy, comme le demandait Québec solidaire dans une motion présentée à l’Assemblée nationale.
Le PQ, qui avait voté en faveur de la motion demandant à l’Assemblée nationale « d’affirmer son opposition au projet de gazoduc et d’usine de gaz naturel liquéfié de Marinvest Energy », a pourtant réitéré sur X son ouverture à « tout projet énergétique » tout de suite après le vote, par la voix du député Joël Arseneau, ce qui alimente la confusion quant à sa réelle position sur les projets de gazoducs et de gaz naturel liquéfié (GNL).
« Lors de notre débat dans Chicoutimi, la candidate péquiste Marie-Karlynn Laflamme a clairement dit qu’elle était ouverte au projet de Marinvest. À voir le tweet de Joël Arseneau aujourd’hui, je comprends que le PQ est en réalité tout à fait ouvert à des projets de gazoducs et de GNL. Je ne m’explique pas cette contradiction venant d’un parti qui prétend prendre au sérieux la crise climatique. On a dit non à GNL Québec il y a cinq ans, ce n’est pas pour se faire ramener le même projet destructeur aujourd’hui avec un nouveau nom et un nouvel emballage! Marinvest n’est bon ni pour notre économie, ni pour notre environnement : c’est un projet cul-de-sac qui va nuire à notre région sans avoir rempli ses promesses de développement économique », déclare Jeanne Palardy.
« Ça fait des années que les experts et les scientifiques le disent: l’économie de l’avenir ne passe pas par les pipelines ni par le gaz naturel liquéfié. Quand le promoteur parle de carboneutralité pour l’usine, il ignore volontairement les émissions en amont causées par la fracturation hydraulique, une méthode tellement destructrice qu’elle est interdite ici au Québec depuis 2022. Comment peut-on interdire une pratique chez nous, mais construire des infrastructures pour profiter des retombées de ces méthodes-là réalisées ailleurs? Le GNL, ce n’est pas une solution de rechange, c’est une bombe à retardement climatique », ajoute Etienne Grandmont, qui a présenté la motion solidaire à l’Assemblée nationale.
Marinvest Energy en bref :
- Marinvest Energy, une entreprise norvégienne, tente de ressusciter le projet de GNL Québec sous un nouveau nom, avec un tracé de gazoducs qui risque de défigurer le nord du Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord.
- Le projet prévoit une usine de liquéfaction et un terminal maritime pour exporter le gaz naturel en provenance de l’Alberta.
- Le projet comprendrait un gazoduc d’environ 1 000 kilomètres à travers des milieux naturels québécois afin de relier l’usine au réseau transcanadien de TC Energy, comme le prévoyait également le projet GNL Québec.
- Alors que le Parti Québécois a voté en faveur de la motion de Québec solidaire, le député péquiste Joël Arseneau a déclaré sur X tout de suite après le vote en chambre que le PQ est ouvert à « tout projet énergétique », y compris des projets de gazoducs et de gaz naturel liquéfié.
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